La population de la Nation
Métis au Québec est composée de tous ceux et celles
qui sont et qui s'identifient comme métis, selon le code d'appartenance
communautaire régissant l'effectif de la Nation Métis au
Québec.
Nous sommes le produit
matériel et spirituel de la rencontre de deux mondes, de deux individus
qui s'étaient uni par amour, et qui devaient constamment fuir l'abus
des associations politiques de l'une ou l'autre des Nations d'origine de
nos ancêtres.
Ayant toujours vécu
qu'en Amérique du Nord, nous formions et nous formons toujours nos
propres communautés de gens dans le respect de notre propre réalité
et de notre propre culture depuis plus de 500 ans.
Administrativement, la
loi sur les Indiens n'est pas et ne sera jamais la loi qui régit
l'effectif de la Nation Métis au Québec, comme la loi sur
les Indiens régit l'effectif des membres des bandes Indiennes des
Premières Nations. Par contre ceux qui s'identifient à la
Nation Métis au Québec peuvent être reconnus par la
loi sur les Indiens tout comme ceux qui s'identifient aux 11 nations du
Québec, tels les Cris, les Mohawks, les Montagnais, les Algonquins,
etc. La Nation Métis est distincte et est la 12ième
nation au Québec.
Culturellement et traditionnellement,
nous nous situons au centre de la roue médicinale selon la philosophie
qui nous est enseignée par nos Anciens.
Politiquement, les métis
sont reconnus par la constitution canadienne et nous faisons partie de
la grande fraternité des peuples autochtones en Amérique
du Nord.
Nous les métis dans la province de Québec, ne faisons pas partie, ni par circonstance et ni par privation d'appartenance, ni à l'une ou l'autre de nos nations d'origine. Nous n'appartenons qu'à la Nation Métis, notre Nation.
NOS
ASPIRATIONS POLITIQUES
Maintenant que la constitution
du Canada reconnaît et confirme les droits et traités des
peuples autochtones, incluant ceux des métis, il est juste et désirable
que le Canada, le Québec et les Premières Nations consentent
à reconnaître la contribution faite par les Métis au
Québec et du rôle qu'ils ont à jouer dans le développement
de la Confédération Canadienne ainsi que celui du Québec
et des autres provinces.
Il ne faudrait jamais
oublier que l'histoire des revendications des métis du Bas-Canada,
au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, au Labrador
et à l'Ile du Prince Edouard, a établi la forme de penseé
et a soutenu la philosophie politique métisse de la région
des provinces des prairies à laquelle adhéraient déjà
les familles métisses au Québec, telles les familles Riel,
Dumont, Morin, Bohnet, Desmeules, Rivard et bien d'autres pour ne pas toutes
les nommer.
Le départ du Bas-Canada
de ces familles déjà imprégnées de leur identité
métisse pour la terre promise de la Nation Métis et orchestré
par Louis Riel, était la promesse d'un territoire accessible aux
métis, loin de l'emprise et des contraintes politiques que tous
les métis vivaient dans le Bas-Canada.
Pour les métis
de l'Est, tout comme nos frères et soeurs de la Nation Métis
de l'Ouest, nous n'avons jamais abandonné cette lutte à revendiquer
notre place et à être acceptés et reconnus pour ce
que nous sommes et ce que nous avons toujours été, même
aujourd'hui, n'importe où, où nous habitons au Canada.
NOTRE
PROPOSITION
La Nation Métis
au Québec, avec l'union et la participation des métis des
autres provinces de l'Est, celle du Labrador, le Nouveau-Brunswick, la
Nouvelle-Écosse et l'Ile du Prince Edouard, voulons proposer au
gouvernement canadien, une entente acceptable pour établir nos rôles
et obligations envers tous et chacun, la Nation Métis du Canada,
les Premières Nations, les Inuits et les Canadiens.
La population de la Nation
Métis au Québec, tout comme celle de l'Est du Canada, regroupée
sous la Confédération des Métis, est prête à
entamer de bonne foi, des négociations, pour la mise en application
de ses droits à l'autonomie gouvernementale, incluant les questions
de sa juridiction sur son développement économique, social,
politique et culturel, de ses arrangements fiscaux, la gestion des terres
et ressources, les ressources financières nécessaires à
la négociation, la délégation des coûts d'institution
gouvernementale, programmes et services, transferts de paiement, la protection
de tous ses engagements existants et les certitudes légales entre
tous les métis et le Canada.
De plus, les métis
jouent un rôle et avons notre place spirituelle en tant que métis
dans le processus de guérison et de réconciliation entre
les Premières Nations, les Québécois et les Canadiens.
CLAUDE AUBIN